Depuis Paris, destination Guatémala via Houston (USA) puis le Bélize.
Billets achetés, décallage horaire préparé et oups, à l'aéroport, impossible d'embarquer cause psychose américaine (depuis le 11 septembre). Pas de visa (mais quand on a pris les billets, ça n'était pas nécessaire !), passeport en cours de validité mais de plus d'un an donc plus valable pour les USA ... bref, la loose totale et mon rêve de prendre l'apéro au pied d'un volcan en activité s'envole ! Terminé les espoirs de trajets dans des vieilles charettes avec des chèvres sur le toit ...
Et là, le monde s'écroule ! C'est pas un petit voyage, ce sont des mois d'économies pour nous payer de belles, très belles vacances faites d'aventures, de partages, de découvertes ... Certains travaillent pour se payer une belle voiture, une grande maison, d'autres pour des petits bonheurs quotidiens (bijoux, coiffeur, etc.), nous, on bosse beaucoup pour découvrir le monde, c'est notre récompense !
Le site de l'ambassade américaine n'était pas à jour, le voyagiste n'était pas au courant ... bref, c'est la faute à "personne" mais c'est nous qui restons comme deux idiots avec nos chaussures de rando et les sacs sur le dos concés à l'aéroport !!! Sans compter le sérieux trou dans le budget car la réponse était plus ou moins "c'est tant pis pour vous" ...
Retour à la maison (heureusement, on habitait pas trop loin de Roissy-Charles de Gaulle) et DEPRIME !!!
A la première heure, on était dans une agence de voyage, on raconte notre histoire et on demande 2 places pour le prochain vol à destination de n'importe où du moment qu'il ne faut pas de visa, que c'est très loin et qu'on puisse piocher sur les sous prévus pour se loger et se nourrir au Guatémala.
Et nous voilà dès le lendemain matin, sur les 2 derniers sièges libres de la Thaï à destination de Bangkok : SANS REGRET. Un peu fauchés, complètement nazes puisqu'on s'était préparé à un décallage horaire inverse mais malgré tout, bien décidés à profiter pleinement.
Je pense que c'est la seule fois de ma vie que je ferai du stop sur l'autoroute qui relie Bangkok et Chiang Mai parce que le car V.I.P. (qui n'avait ni clim, ni toilettes chimiques, ni 4ème vitesse) est tombé en panne, qu'on n'avait pas d'eau, que le soleil se levait (c'est un peu sous l'équateur et en plus, c'était le mois le plus chaud de l'année ...) et que je finirai le trajet à 160 km/h à l'arrière d'un pick-up avec mon doudou et un couple de retraités hawaïens.
Je ne vivrai plus jamais cette inimaginable bataille d'eau géante qui dure 3 jours et 3 nuits où des enfants aux anciens, tout le monde se canarde en se souhaitant tout plein de bonheur pour la nouvelle année, sans parler la même langue, sans avoir la même culture, tous mélangés, riches, pauvres, étrangers ... pour avancer. (Je n'y retournerai jamais en mars-avril, la chaleur et l'humidité sont à la limite du supportable !).
Les thaïlandais sont des battants, un peuple fière qui n'a jamais courbé l'échine. Des gens profondément gentils et bons mais sûrs de leur propre valeur et jamais soumis à autrui. Ils vous acceuillent très volontier mais vous ne leur prendrez pas leur terre, ils se protègent. Dans un pays où on s'achète un excellent repas sur le pousse dans la rue pour 1 euro, seuls les thaïlandais ont le droit à la propriété. Ils ont tout compris !
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